Je suis encore retourné à la péniche de K, qui rouille lentement.
La rouille, processus de destruction créatrice – à l’égal des plus grands artistes…
(cliquer sur l’image pour zoomer)
Je suis encore retourné à la péniche de K, qui rouille lentement.
La rouille, processus de destruction créatrice – à l’égal des plus grands artistes…
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En quittant la péniche de K à Bezons, j’ai parfois l’impression de quitter un royaume enchanté.
J’aimais autrefois déambuler dans la Cité abandonnée.
Récemment, elle avait été squattée par les Roms – que j’avais progressivement fréquenté et appris à connaître (voir ici, ici et ici).
Mais évidemment, ce qui devait arriver arriva. Suite aux plaintes des voisins, le camp a été évacué et détruit, et les bouteurs ont fait en sorte que l’endroit devienne inhabitable, détruisant les murs et enfonçant le sol…
Et où sont passés les Roms? J’avais promis des tirages aux Girls. Si quelqu’un sait…
Un vestige a survécu, à l’endroit où Ognian avait sa baraque. Pourtant, je doute qu’il ait lu Sartre.
Plus je me promène à Bezons,plus je suis fasciné par cette ville.
L’autre jour j’ai longé le chemin de halage.
Une brèche dans le mur, invitation à la visite…
Une porte entr’ouverte. Comment résister…
Une fois franchi le seuil, cette échelle, comme une promesse de ciel…
Pas déçu de la grimpette. Ici tout n’est que luxe, calme et volupté.
Vestiges d’un passé prospère…
Poursuivons la visite. Une grande cour. Au fond, un bâtiment étrange…
S’approcher…
A l’intérieur, comme une cathédrale abandonnée…
Ici et là, des objets d’une époque oubliée, abandonnés, intouchés depuis des décennies. Un disque de Claude François..
Plus loin, une machine improbable.
Une table renversée.
Bezons est et demeure la ville de tous les mystères…