Suite à mon article sur le Poulpe, certains se sont indignés que l’on puisse manger un animal aussi sensible et intelligent qu’un poulpe.
On ne peut que s’insurger devant une telle attitude. Manger un animal est l’ultime forme de respect. On voit bien que les premiers hommes préhistoriques respectaient les aurochs qu’ils peignaient dans les grottes. Peut-être même les vénéraient-ils? Car il est somme toute profondément humain que de vouloir consommer le divin: mangez, ceci est mon corps, buvez, ceci est mon sang. Comme disent les Allemands: man ist was man isst, on est ce que l’on mange, et de ce point de vue, consommer du poulpe, cet animal aquatique supérieurement intelligent, n’est pas pour me déplaire.
Quoiqu’il en soit, le poulpe était succulent.
Pour la recette:
- acheter (ou pêcher…) un poulpe bien frais
- le congeler
- le laisser décongeler à température ambiante
- le plonger dans de l’eau froide, que l’on portera à ébullition pendant 35 minutes, avec du gros sel, un oignon et un citron
- nettoyer le poulpe (enlever les yeux, le bec, la peau…) – certains auteurs recommandent de le faire AVANT la cuisson, mais le faire après est définitivement plus facile, et ne nuit en rien au goût de la chair
- découper en rondelles
- faire mariner pendant 3 jours dans de l’huile, du citron et des herbes – éviter le frigo qui fait figer l’huile
- déguster





































